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vendredi 23 février 2007

CHOSE PROMISE, CHOSE... HEU, PROMISE ?

ne croyez pas que je passe mon temps à écrire des brèves, j'envoie aussi des mails ou des courriers, toujours dans le but de défendre les utilisateurs de cette ligne. En décembre, je me suis fendu d'une protestation officielle concernant les nouvelles fiches horaires et leur lot annuel de bogues imprimés. Cette année, les fiches comportent des indications sur les haltes (facultatives, faire signe au train) et gares (arrêts obligatoires) totalement fantaisistes. Ce à quoi il m'a été répondu très officiellement que la CFSF s'engageait à vérifier les affichages aux haltes et éditer un panneau rectificatif dans les trains (à défaut de refaire les fiches horaires).

Il est consternant de constater que, plus de 2 mois après ces bonnes paroles, trois autorails sur cinq n'ont pas les affiches indiquées, et certaines haltes n'ont pas plus d'indications, sur leur aspect facultatif, qu'il n'y a d'eau dans les toilettes des autorails CP.

Et immanquablement, l'autre jour, des jeunes ont vu passer un train qui ne s'est pas arrêté à Saint-Sauveur : Pas d'affiche, et des fiches horaires indiquant la halte comme "arrêt obligatoire"...

Quand à notre rame réversible, elle brille par l'absence totale d'affiche, mais, plus grave, par l'absence également de la réglementation des voyageurs, pourtant obligatoire...

TAGS Vs PEINTURE

Les CP repeignent des abris de haltes en jaune et bleu, les taggeurs font des essais en noir. Franchement, quitte à choisir, je préfère le jaune et bleu. La "gare" de la Manda en a fait les frais récemment, puisque l'Algéco a bénéficié d'un aéroglyphe noir. Ce qui le rend, en fait, ni plus ni moins moche qu'avant.

LA FACE CACHEE DU BOULET

Notre chère Rame réversible, qui remplace comme elle peut l'absence remarquée de l'autorail-double Soulé en réparation à long terme, a trois gros défauts : son âge canonique, sa vélocité de cloporte grabataire et sa lenteur de pointe. Mais, comme tout train qui se respecte, le "Boulet" a un atout, en regard d'un autorail : il est - très relativement - silencieux... Enfin, surtout à l'arrêt.

Ici, nous sommes dans des considérations de bruit qu'un utilisateur actuel de TER ne peut comprendre. Un autorail CP, c'est l'obligation de parler très fort pour que son voisin immédiat de siège comprenne quelque chose. Ce qui explique que, bien que les utilisateurs quotidiens se connaissent de vue depuis de longues années, on ne lie pas connaissance, les meilleures conversations ayant lieu sur le quai (surtout quand le train est en retard).

Dans la rame réversible, on peut parler sans risquer l'extinction de voix. On pouvait, en tout cas, lors de l'inauguration en septembre 2006. Aujourd'hui, la voiture intermédiaire (X-1372) a des freins si stridents qu'ils en deviennent insupportables. A cela on doit ajouter des mouvements saccadés et des chocs - dûs à quoi ? - comme si les roues avaient du mal à suivre les rails et un mouvement de balancier de plus en plus net (genre tempête Force 5 en haute mer). L'autre problème de la 1372 est l'absence totale d'espace de rangement pour les sacs et autres colis (-bris, c'est le printemps). En heure de pointe, vous êtes prié de poser vos affaires sur vos genoux. Et si vous avez un enfant de moins de 4 ans et un chien, ça se gâte, puisqu'ils n'ont pas le droit à une place (règlement des CP). Il faut avoir dans ce cas de sacrés genoux !


La voiture pilote, qui était au départ la moins confortable, fait aujourd'hui office de havre de paix. Plus rigide, elle a tendance a tressauter, voire même sauter franchement au PK 12 et des poussières, entre Bellet et la Manda, mais dans l'ensemble il n'y a pas à se plaindre. Plus curieux par contre est l'espacement entre les sièges. La norme CP est de 25 cm entre deux rangées, 40 cm si les sièges sont face à face. Or dans la Rame pilote, deux blocs de 4 sièges ont un espacement de... 25 cm ! Pas de bol pour les infortunés du hasard, qui n'ont pas d'autre solutions que de laisser leurs jambes sur le quai.

EMBOUTEILLAGES A LINGOSTIERE

cela ne va pas très fort du côté du matériel roulant, mais jusqu'à présent les CP arrivent à éviter le pire. Aux ateliers de Lingostière, la Soulé (rame double) est toujours en attente de ses essieux neufs, la loco T62 (qui a pris feu) est aussi en attente, tout comme la loco Henschell et la X-302 (autorail) qui s'est fait casser le nez sur un caillou.

Je pose 2 et je retiens 3 : Il nous reste donc en ligne, 5 autorails de 50 places assises (et un nombre indéfini de places debout, tant que ça entre) dont la 305 donne des signes de faiblesse d'essieux plus tout à fait cylindriques (genre "Doug ! Doug! Doug!") et notre inénarrable Boulet-Réversible, qui vient de se prendre un nouveau surnom de la part de cheminots : le tas de ferraille.

jeudi 8 février 2007

RECHERCHE AUTORAILS DESESPEREMENT

Avec la rame Soulé aux ateliers pour une période indéterminée (mais longue...) et la X-302 qui s'est fait refaire le portrait à coup de rocher l'autre jour (HS aussi), le moins qu'on puisse dire est que les autorails sont en flux tendu. Alors on entasse pêle-mêle le bon peuple dans ce qui reste, qui se croirait dans un bus de Nice aux heures de pointe, les secousses en plus !

Au train 531, celui que je prend cette semaine, qui devrait partir de Nice à 17h35 et qui part en fait entre 17h40 et 17h45, nous avons eu droit mardi, faute de mieux, au "boulet" réversible, qui est arrivé à Plan du Var avec 14 bonnes minutes de retard (11 minutes officiellement). Hier, l'autorail ne roulait que sur un moteur, ce qui a donné des sueurs froides à tout le monde, et un sérieux coup de chaud au moteur survivant dans la côte en sortie de Nice. Si j'avais eu un cierge, je l'aurais allumé. Et chaque matin, je me demande si je vais trouver un train en gare... Il paraît que la Région cherche toujours des autorails d'occasion. Ca rassure, non ?

AZUR ET OR

Voici enfin une bonne nouvelle pour l'image des Chemins de fer de Provence : Les abris des haltes de Parc Impérial et Saint-Philippe ont été repeintes en jaune et bleu (supports en jaune, toit bleu). On peut discuter longtemps sur le choix des couleurs, mais peu importe en fait : Il était temps que l'on donne une identité à cette ligne, et ceci passe nécessairement par des codes couleurs et une certaine harmonisation des arrêts et des rames. Saint-Philippe a toujours un mini-quai dangereux, Parc Impérial a toujours son panneau taggé et illisible (depuis 3 ans), on n'a toujours pas inventé l'électricité aux CP, mais c'est un bon début. Il y a même eu un coup de peinture dans l'abri de Saint-Isidore...

Comme quoi tout n'est pas (seulement) une question d'argent, mais (surtout) de volonté. La volonté d'arrêter de laisser pourrir cette ligne, par exemple.

LE BOULET A LA LOUPE...

La prochaine réunion "qualité" se fera après deux interventions : D'une part, la CFSF devra fournir à la Région des chiffres de fréquentation du train, y compris sur la partie urbaine de la ligne. Aussi curieux que ça puisse paraître, l'autorité délégante (le Syma avant, la Région aujourd'hui) n'ont jamais pu obtenir ces chiffres, alors que les Chefs de trains remplissent à chaque voyage, consciencieusement, un "journal de train" dont une colonne est réservée aux nombres de voyageurs à chaque halte ou gare. Bref, une vraie mine d'or qui ne sert à personne. D'autre part, je dois rencontrer Monsieur Alzeal, Directeur de l'Exploitation, afin de décortiquer les retards réels de la Rame Réversible. Je n'étais franchement pas d'accord avec les estimations faites lors de la précédente réunion. Cette rame retarde les autres trains, quelquefois de plus de dix minutes, je persiste et signe.

AUX CP, ON EMBAUCHE !

Ce train va à contre courant de tout ce que l'on voit ailleurs... Quelquefois c'est exaspérant (quand on se croirait dans un train péruvien, par exemple...), ici, c'est plutôt sympathique. Les entreprises ne parlent que de dégraissage, de "suppressions d'UTP"; à la SNCF, on en est à se demander où est le personnel (peut-être dans les machines ?); les Chemins de fer de Provence viennent d'embaucher un Chef de gare à Lingostière. Outre l'aspect humain de la chose, et le charme très CP du cheminot qui donne le signal du départ, les trains gagnent quelques précieuses secondes en se croisant beaucoup plus rapidement qu'auparavant.

vendredi 2 février 2007

LA BLANQUERIE, ENCORE...

Parmi les traditions des CP, il y a le "trou" de la Blanquerie. Aussi loin que remontent mes archives, on parle de cet affaissement (un peu avant Puget-Théniers) et de la nécessité de faire quelque chose de définitif (un pont) dans ce coin. Et régulièrement, une partie du sol s'effondre sous la voie et les circulations sont coupées. Puis on remblaie "provisoirement" avec du ballast et la circulation reprend. C'est ce qui est arrivé de dimanche à mardi.
Devra-t-on attendre qu'un train et tous ses passagers bascule dans le fleuve pour que le problème soit enfin résolu ?