Coordination des Clients des Chemins de fer de Provence - "Faire de ce Train la fierté de la Provence !"
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 Rumeurs Mise à jour de cette page le 14/08/07 Prospectives 
votre commentaire ? par William Waechter

POINT... A LA LIGNE !
Edition Aout 2007

Cet article est basé sur des rumeurs. Les infos ci-dessous sont donc à prendre au conditionnel.

Ouf ! On traverse une brève période de calme aux Chemins de fer de Provence, je vais donc en profiter pour - rapidement - faire le point.
Je n'ai pas pour habitude de relater les projets, bruits de couloirs et autres élucubrations sur le devenir de notre train, me cantonnant volontairement au concret, mais aujourd'hui, je me sens d'humeur de partager les nombreux et différents échos qui me parviennent. Tout ceci est donc à croire modérément!
Armez-vous de zénitude, c'est assez folklorique (tout change, rien ne change...).


Le plan des lignes touristiques 2007, selon la Région: Cherchez l'erreur...






Matériel inadapté ou voies inadaptées..?







Basse vallée du Var: Les tracés de la 6202bis (en jaune) et de la ligne des CP (en bleu)







Gare de la Madeleine: un rafraîchissement s'impose...






Halte de Saint-Sauveur-Centre-Commercial: Une reconstruction s'impose...







FIN DU PLAN DE MODERNISATION 2000-2006: les chiffres
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Renault or not Renault??? Les Cépés réfléchissent. Pendant ce temps, les passagers sont entassés...

PIRE
Si l'on s'en tient au concret, le résumé des sept premiers mois de gestion "officielle" par la Région PACA de notre ligne est sans appel: On n'a jamais connu pire. Interruptions de trafic, circulations par autocars, pannes en tous genres. Du côté des travaux attendus (y compris ceux programmés pour 2007, résultant de l'ancien Plan 2000-2006), pas un seul coup de pioche à ma connaissance. Du côté communication, c'est le néant total. Ceux qui ont un doute peuvent aller faire un tour sur le site officiel de la Région, les infos sur la "régionalisation" des Chemins de fer de Provence brillent par leur absence. On attend toujours nos tarifs unifiés TER, autant que les signes sur le terrain du volontarisme affiché en début d'année.
Mais alors, que fait la police (heu... Pardon !... la Région)?
A défaut de concret, voyons ce qui avance... Sur le papier.


LA VOIE RIT
En deux mois et des poussières d'utilisation, le "boulet" alias la rame réversible, qui aurait été payé par la Région à la CFSF la modeste somme de 100.000 euros (réversibilité et aménagement intérieur), n'a réussi qu'à labourer la voie plus que centenaire entre Nice et Plan du Var, ajoutant quelques ralentissements à ceux existant. On peut donc comprendre que la bébête est actuellement remisée aux ateliers, en attendant des jours meilleurs...
Mathématiquement, la faute est partagée. Si le boulet a des défauts intrinsèques (sa lenteur, ses pannes, son manque de fiabilité, sa loco qui prend feu... Pardon, qui court-circuite!), la voie est également montrée du doigt. Les plus anciens se souviendront de l'épisode Henschell, une énorme loco achetée assez cher, qui ne peut pas circuler sur la voie car cette dernière ne supporte pas son poids. Moralité, la Henschell fait de la figuration, ou de rares sauts de puce à 25 km/h maxi. On a longtemps parlé de "matériel inadapté", on commence à admettre aujourd'hui que c'est plutôt la voie qui est inadaptée. Surtout depuis que la commande des autorails neufs est passée... Le boulet aura au moins permis de révéler une chose, et non des moindres : La voie n'est plus en état de faire rouler autre chose que des autorails "légers". Il est d'ailleurs fort à parier que certaines anciennes locos à vapeur des CP seraient aujourd'hui incapable de rouler en service commercial sur cette même voie, tant celle-ci s'est dégradée au fil du temps.
Les futurs autorails neufs, donc, qui devraient arriver début 2009, seront cantonnés à faire de la figuration en gare de Nice si rien n'est fait au niveau de l'infrastructure. Ceci, la Région en est bien consciente.

Si l'on calcule bien, la Région refera toute l'infrastructure d'ici 2009, pour faire rouler les autorails neufs. On peut en être tout à fait certain pour une raison bien simple. Cela ferait désordre de recevoir des autorails flambant neuf, inutilisables, à quelques encablures des élections régionales, non ?
C'est là qu'intervient la vie politique locale que seul notre grand sud-est sait mettre en scène !

PAUL Y TIQUE
Le Conseil Général des Alpes-Maritimes, qui se croit encore dans l'euphorie des années 60, s'est lancé dans un gigantesque "plan routier" assez incroyable pour ce début du XXIème siècle. A mon avis, ils n'ont pas tout suivi des derniers débats sur le réchauffement climatique et ses causes. A leur décharge, les créations de routes (6202bis, Mathis nord, élargissement de l'autoroute) sont de vieux, voire très vieux dossiers laissés en suspens. Si le chemin de fer, par chez nous, a un siècle de retard - ce qui fait que, paradoxalement, les Alpes-Maritimes ont encore beaucoup de leurs voies ferrées -, le réseau routier a un demi-siècle de retard. Mais est-il bien raisonnable de se lancer dans une frénésie de rattrapage d'un plan routier, aujourd'hui ? Les crimes contre l'humanité devraient s'étendre à ceux qui empoisonnent notre avenir.

Voyons un peu cette 6202bis. Pour le moment, elle relie le quartier des Moulins à l'entrée de la ZI de Carros, avec un pont sur le Var. A terme, elle sera prolongée jusqu'à Saint-Martin du Var, avec un second pont de "retour" vers la 6202. Son entrée sud sera reliée à l'autoroute. D'ailleurs, la section ouverte le 15 avril ressemble à s'y méprendre à une bretelle d'autoroute, en 2x2 voies sans entrée ni sortie sur plus de huit kilomètres. Tout le monde semble s'extasier sur ce machin, en oubliant, volontairement ou non, que le ruban d'asphlate pose deux problèmes de taille : Il isole totalement tout le sud de la Z-I, entre le rond-point ouest de la Manda et Saint-Laurent du Var (aucun accès). Plus grave pour le sujet qui est le nôtre, en étant construite au flanc du fleuve (et même, par de curieux miracles réglementaires, dans le lit du fleuve par endroits), la route bloque un passage facile en rive droite des Chemins de fer de Provence (prévu depuis 1965...). Mésentente? Oubli? Je peux vous avancer une autre hypothèse, sauce bourbier politique local....

REGLEMENTS DE COMPTE A OK CORRAL AVEC FINANCEMENT PUBLIC
Imaginons ceci : La Région (de gauche) a co-financé (minoritairement) la 6202 bis. Mais l'idée d'une "bretelle d'autoroute" à 2x2 voie vient du Département (de droite). Donc nous avons 2 voies co-financées et 2 voies ajoutées. Or, dans ce type de projet, ce qui coûte le plus cher est le pont. Vu que l'ensemble du projet coûtera la bagatelle de 144 millions d'euros (une paille...) le pont est resté sur le mode du co-financement. Vous pouverz donc avoir ici une explication de cette bizarre 6202bis, à 4 voies, qui se termine au sud par une 2 voies en traversant le Var. Cette blague n'a été que moyennement appréciée par le Département, qui hurle à qui veut l'entendre qu'il financera un second pont tout seul seul le faut (mais avec nos sous tout de même)... Fin du premier acte.

Imaginons toujours : La Région (toujours de gauche), qui a repris l'infrastructure des Chemins de fer de Provence, a pour projet de faire passer le train en rive droite du Var, et pas plus tard qu'avant les élections si possible. Le Département (toujours de droite) co-finance l'enveloppe globale de rénovation de la ligne (environ 15 millions sur les 55 millions d'euros au total). Un pont ferroviaire normal pour ce passage en rive droite aurait dû coûter dans les 6 à 8 millions. Mais vu qu'à présent, la route est là, bien en extrême bordure du fleuve et à niveau de la voie ferrée, il va falloir construire un pont en rampe pour passer au dessus de la 2x2 voies, ce qui devrait facilement doubler la facture. Donc le Département propose à la Région de financer ce cher pont, et puis ce sera tout... Merci et au revoir! Libre à la Région d'accepter (et de se débrouiller ensuite avec les 150 kilomètres de ligne restant) ou d'abandonner le projet de passage en rive droite du train.

Imaginons encore plus loin : Le Département peut imaginer un autre "coup" pour plus tard. La Région, qui a les réflexes d'un vieux pachyderme, envisage dans un second temps (sans doute un peu avant les élections suivantes, 2014?) un retour du train en rive gauche, au niveau de Saint-Martin. Or il s'agirait ici d'un pont mixte rail-route, fait main dans la main par la Région et le Département, dans un louable souci d'économies de nos impôts locaux (écoutons un instant les petits oiseaux gazouiller dans le pré... n'est-ce pas joli?). Or, si tout se passe comme prévu, la route sera arrivé au second pont bien avant le train. Le Département aura alors deux options. Soit les élections approchent et le Département pourra construire les infrastructures d'un pont mixte, pour ensuite railler son ennemi qui n'est pas capable de faire passer le train dessus. Soit la période est creuse, et le Département construit, seul, un pont uniquement routier, si possible en calculant l'emprise pour empêcher le train de revenir en rive gauche...

On peut comprendre - je n'ai pas dit "accepter" - les manoeuvres de nos généraux d'opérette. Par contre, les bruits qui suivent trouvent difficilement une explication aujourd'hui.

LES VIEUX DEMONS
Les dernières rumeurs en date sont assez alarmantes : La Région ne financerait pas la rénovation des haltes de la Madeleine et de Saint-Sauveur (entre autres) en 2007; elle aurait également à nouveau abandonné la piste des autorails d'occasion pour se retourner - encore - vers la réfection d'un autorail Renault...

Concernant la première rumeur, si elle se confirme, cela prouverait que les vieux démons sont de retour. En effet, ce ne serait pas la première fois qu'un budget pour les Chemins de fer de Provence ne serait pas dépensé. Et la fin des travaux, comprenant entre autres la réfection des haltes, concerne le plan 2000-2006 (dont une grande partie de l'argent vient de la vente forcée de la Gare du Sud). En sept ans, le SYMA n'a pas su réaliser plus de 46% des travaux inscrits dans le budget (voir tableau "Fin du plan de modernisation"). Or, si la Région commence à faire entendre mi-2007 qu'elle ne terminera pas le précédent plan de travaux, où passeront les 4.6 millions d'euros devant être engagés obligatoirement en 2007?
Il faut parfois que le bon peuple ait une bonne mémoire, s'il ne veut pas être roulé dans la farine. Et quand bien même...

Concernant les autorails d'occasion, le retour à la réfection des Renault (des années 30) est à y perdre son latin. Cette piste alterne depuis deux ans avec celle de la recherche d'occasion. Un coup, on nous jure qu'il est impossible de procéder à la rénovation d'un vieil autorail Renault. Le lendemain, on nous annonce que les pistes concernant les recherches externes en occasion ne donnent rien.
En janvier pourtant, mon (bref) contact avec les Chemins de fer du Jura laissait entendre qu'une offre était en cours. Qu'est-elle devenue? Quels sont les résultats des autres démarches? Quelles ont été les autres démarches??? Début 2006, les Cépés ne voyaient leur salut que par l'achat du matiérel grec. En septembre 2006, il a été suggéré une remise en état de deux des autorails Renault. En décembre, cette piste était "définitivement" abandonnée, car soi-disant infaisable. En janvier, la piste des Chemins de fer du Jura semblait la bonne. Au printemps, au grand étonnement de tous, une équipe italienne de techniciens est allé voir l'autorail Renault qui croupit à Annot. Dernièrement, les rumeurs circulaient sur l'impossibilité de trouver un financement pour la réfection des Renault, alors qu'un budget a été dégagé (voir article de presse). Nous sommes en droit de nous demander si ces sempiternels aller-retour mènent quelque part, ou si on prend ce train pour un bateau dans lequel on nous mène...

TOUT CHANGE, RIEN NE CHANGE...
Le dicton proverbial des cépés "tout change, rien ne change" semble être toujours d'actualité. On abreuve cette ligne de promesses, de budgets conséquents, de réalisations strictement nécessaires qui vont "bientôt" être engagées, puis... Rien. Quelques amorces, deux avancées, trois reculades.
Ne perdons toutefois pas de vue, et j'insiste, que cet article est basé sur des rumeurs et autres bruits qui circulent. Même si ma grand-mère disait toujours qu'il n'y a pas de fumée sans feu (particulièrement vrai pour les locos à vapeur), les faits, et particulièrement l'implication réelle de la Région dans l'avenir de ce train, ne pourront être vérifiés - et commentés - qu'en fin d'année 2007.

Une vigilance extrême s'impose.
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