Coordination des Clients des Chemins de fer de Provence - "Faire de ce Train la fierté de la Provence !"
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 Edito Mars 2006 Création : 05/03/06 /
Dossier 1 : Gare du Sud

 

UN TRAMWAY NOMME DELIRE

TUEURS DE TRAINS

 

 

Il était une fois... Nice.

Nice la Belle avait un amant. La Belle était attirante, souriante, superbe, dans sa robe azur baignant au pied de la méditerranée. Son amant était fougueux, fringant, certes petit et pauvre, mais tellement attachant que leur histoire d’amour pouvait durer très longtemps.

 

Malheureusement, la Belle est sous tutelle. Son tuteur veut la marier à un de ses riches enfants.

Et pour asseoir sa domination, il habitera dans le château de l’amant chassé.

Et c’est là que le conte de fées dérape.

 

CE QUE LE CONTE DE FEES DISAIT…

 

En 1991, le tuteur fit reculer l’amant fougueux afin qu’il ne frôla plus l’artère principale de la belle. Aidé du Baron Azuréen (1993), puis des éléments naturels (1994), il voulut tuer l’amant, sans succès. Pour l’humilier, il essaya de raser son château construit chez la belle, mais le Roy ne l’entendit pas ainsi.

Au nouveau millénaire, le tuteur tenta une approche de séduction envers la belle qui résistait. Dépensant sans compter, il lui offrit les plus beaux atours, creusant et bâtissant, et la perle des cadeaux : un beau mari, tout neuf et rutilant.

Nice ne sut et ne voulut choisir, entre Tram et Train. Elle souhaitait de tout son cœur allier les deux, les faire se rejoindre, dans une nouvelle harmonie, pour le bonheur de tous. Emus, des Ducs, des Princesses, même de pauvres hères implorèrent le tuteur d’assouvir ses désirs, de réconcilier les uns avec les autres, pour le bonheur de tous, et de renoncer au château en le rendant à sa destination première.

Tout empreint de sagesse, le tuteur accepta. Il n’y eut pas d’enfants, mais un peuple reconnaissant.

 

Le château de l’amant

QUAND LA REALITE EST PLUS DURE QUE LA FICTION

 

C’était il y a un an, très exactement. Lors du discours à la Foire de Nice de Mr Patrick Allemand, 1er Vice-président du Conseil Général, il était question du raccordement de la ligne des Chemins de fer de Provence, à Nice, avec la ligne 1 du tramway dont le tracé prend un malin plaisir à éviter la « nouvelle » gare des CP. Bref, un bond en arrière de quinze ans, temporellement parlant, mais un bond en avant d’un siècle, logiquement pensé. Relier les transports en communs entre eux, voilà une idée révolutionnaire pour Nice !

A priori, les relations entre le train des Pignes et le Tramway de Nice ne sont pas au beau fixe. Oh ! Les voyageurs sont les mêmes, ils emprunteront bien l’un et l’autre, et seront, certes, les plus heureux à éviter 5 minutes de marche forcée pour inventer les correspondances. Mais comme toujours, la logique et l’intérêt de tous ne sont pas une priorité dans la capitale azuréenne.

La volonté d’affaiblir et d’isoler le Train des Pignes est toujours présente. C’est un objectif qui tourne à l’obsession. Les rumeurs courent, amplifiées par des articles serviles de Nice-Matin. Pourquoi ne pas prolonger le tramway sur la ligne des Chemins de fer de Provence ? En voilà une bonne idée. Inédite en tout cas. Faire un tramway sur la ligne d’un train existant, je félicite celui qui a eut en premier cette idée, à la fois coûteuse et imbécile. Personne n’aurait trouvé plus simple de rénover ledit train, où ce n’était pas assez cher pour les contribuables ?

Ces rumeurs ont été initiées au sein de la Communauté urbaine de Nice (CANCA). Cela, nous le savons. Par qui ? Mystère. Les maires font bloc. Ce n’est personne. Nice-Matin inventerait-il ses articles de toutes pièces ? Nous le saurons bientôt.

Parallèlement, Gérard Piel (Président du Syma) a entamé les discussions avec Maître Peyrat (Maire de Nice, Président de la CANCA) pour établir une vraie correspondance entre les Chemins de fer de Provence et le tramway de Nice, à hauteur de « l’ancienne » gare du Sud. Ces négociations semblaient en bonne voie jusqu’au mois dernier.

 

En rouge, les 400 mètres séparant la nouvelle gare CP de l’ancienne (et du tramway), source de discordes

NEGOCIATIONS INTERROMPUES

 

Une chose est sûre : Maître Peyrat persiste dans sa volonté de vouloir faire de l’ancienne gare du Sud sa future mairie, il l’a encore affirmé le 30 janvier dernier. Donc inutile de vouloir lui faire arriver un train au beau milieu du hall, même s’il semble plus logique de mettre un train dans une gare (qui de plus est classée monument historique) qu’un maire. Imaginons deux minutes le tollé général s’il avait eu pour projet d’installer sa mairie dans une église, classée monument historique ?!

La solution proposée par le Syma, donc, était de faire passer la ligne « à côté » de la gare (oui, je sais, mais on est à Nice, aussi…) pour une liaison quai à quai avec le tramway. Le prolongement servant dans un premier temps à déblayer les gravats, grâce aux trains de marchandises, pour réaliser le parking souterrain. Puis la ligne servant aux voyageurs, dès le tramway terminé.

La contre-solution imaginée par la Mairie de Nice était de faire une voie provisoire, pour le déblaiement des gravats, puis d’enlever cette voie et de faire la jonction avec une voie piétonne.

La « nouvelle » voie traversant la rue Alfred Binet, une loi empêcherait la création d’un passage à niveau.

N’arrivant pas à s’entendre, les deux parties se sont arrêtées sur l’idée suivante : On ne fera rien !

 

L’AVENIR NOUS APPARTIENT

 

Les Chemins de fer de Provence risquent, une fois de plus, de rater un rendez-vous avec l’Histoire.

Pour les usagers du train et des transports niçois, cela se traduira par de la marche à pied forcée, sur 400 mètres, quotidiennement, pour joindre le tram au train, et inversement.

Pour les Niçois, cela se traduira par un merveilleux ballet de camions transportant des milliers de tonnes de gravats dans le centre de Nice.

Mais, pour une fois, il n’est pas trop tard pour faire changer d’avis nos chers décideurs. Nous sommes en plein dans l’actualité.

 

Cette histoire de loi empêchant la création de passage à niveau ne tient pas la route (désolé pour le jeu de mot involontaire). Je suis désolé, mais combien y aura t-il de passages à niveau créés pour le tramway ???

Si une loi empêche de créer un PN pour un TRAIN (et encore, il va falloir me la mettre sous les yeux celle-là !), je veux aussi voir la loi qui autorise la création de PN pour un tramway. Et si différence il y a, il n'y a qu'à modifier la voie au passage de la rue A Binet pour que celle-ci soit conforme à la loi sur les tramways.

Ménager la route et le train est possible, même à Nice. Ne pas couper la rue Alfred Binet par les rails l'est aussi. 

Mais même, imaginons que cette loi existe...

 

Idée 1 :

Non loin au sud, il existe un passage sous la voie SNCF au niveau de la gare Thiers. Or ce passage souterrain a été creusé. Ne pourrait-on pas faire la même chose à hauteur des CP, c'est à dire creuser la rue Binet pour la faire passer sous le train ? De toute manière, il va falloir creuser pour le parking, et la rue passe au bord. Il n'y a rien d'infaisable, au contraire.

 

Idée 2 :

On ressort des cartons le projet de surélévation de la voie CP, à partir du Parc Impérial (un ancien projet d’un architecte qui doit être dans les cartons).

Plus cher, sans doute, et largement, mais il supprime du même coup tous les PN de Nice à partir de Cros de Capeu.

 

Idée 3 :

Je ne sais pas à quel niveau il faudrait la prendre, mais on devrait pouvoir faire passer les CP en souterrain en conservant le tracé actuel. A la louche, il faudrait commencer à modifier la rampe à partir de Saint-Philippe. Enorme boulot, mais résultat garanti. Modernisation de la halte de St-Philippe, suppression de tous les PN de Nice, récupération de l'emprise du train en centre ville (pour en faire une voie verte, par exemple), arrivée du train en "demi-sous-sol" (en raison des déclivités de terrain) au niveau de la façade de la Gare du Sud.

Cher (mais moins que le tram...) mais ce projet permettrait même une liaison ultérieure avec la SNCF en souterrain.

 

Habitants de Nice, utilisateurs du Train des Pignes ou du futur tramway de Nice !

Nous sommes dans l’actualité !

Les décisions définitives ne sont pas encore prises !

Sans un coup de main de votre part, rien, comme d’habitude, ne sera fait !

Réagir sur cette affaire en écrivant à la Mairie de Nice, ou à votre Maire, s’il fait partie de la CANCA, vaut le coup !

 

A vos claviers...

William Waechter