Coordination des Clients des Chemins de fer de Provence - "Faire de ce Train la fierté de la Provence !"
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Coordination des Clients des Chemins de fer de Provence Mise à jour de cette page le 01/01/07 Presentations 

Coordination des
Clients des
Chemins de fer de
Provence

Qui sommes-nous ?
Mise à jour le 01/01/07
 
La Coordination a pour but d’aider les usagers des Chemins de fer de Provence à améliorer leur ligne et leur train, en concertation avec les associations existantes qui le souhaitent.
La coordination de ce site est assurée par William Waechter :
- Membre de l’Association du Groupe d’Etude pour les Chemins de fer de Provence
- Membre de l’Association des Amis du Rail Azuréen

Au commencement…
… j’étais tout seul. Je suis client quotidien de cette ligne de Plan-du-Var à Nice, pour le travail, depuis Avril 2004. Avant, je ne connaissais les Chemins de Fer de Provence que pour avoir passé mon adolescence à Carqueiranne (Var) et une partie de ma vie d’adulte dans le Var.
Le Var, département qui avait, jusqu’à la fin des années 40, deux lignes le traversant. Carqueiranne qui a toujours sa « gare », sa rue de la gare et ses souvenirs d’anciens. Toulon et ses problèmes d’embouteillages et des gens qui me disaient : « avant, y’avait le train des pignes ».
J’ai parcouru la ligne « Toulon / St-Raphaël » en vélo, puis en voiture. Une ligne et des gares curieusement préservés après cinquante ans d’absence de rails. Les varois regretteraient-ils « leur » train des Pignes ?
Depuis 2004, les hasards du travail ont fait que je deviens utilisateur régulier de la dernière ligne des Chemins de fer de Provence. Pour moi, depuis longtemps, les azuréens avaient eu l’intelligence qui avaient fait défaut aux Varois après la guerre de 40 de conserver leur train.
Or, en quelques semaines d’utilisation, une foule de « pourquoi ? » m’ont assailli. Pourquoi manque-t-il des passages à niveau ? Pourquoi ces pannes ? Pourquoi cette lenteur ? Pourquoi le train s’arrête aux feux ???

Phase de réflexion (2004)
Je croyais être tout seul. J’ai pris des notes, la base des « 24 commandements ». 21 points négatifs, 18 points positifs. Des trucs simples, logiques pour une ligne de chemin de fer. Parallèlement, je me suis documenté réellement sur les Chemins de fer de Provence. Evidemment, mes trucs simple avaient déjà été évoqués par d’autres… depuis si longtemps ! Et ? Rien. Au contraire, j’ai appris que la ligne était plus pratique et plus rapide auparavant ! Peu à peu, j’ai compris. La politique est un milieu dans lequel un petit train régional unique en France n’est qu’un argument. Certains le défendent, d’autres voudraient bien le voir disparaître. Peu importe qu’au 21è siècle, les transports en commun ont à nouveau les faveurs du public. Peu importe que cette ligne desserve un arrière pays montagneux, où le train est encore le moyen le plus sûr d’aller d’un point à un autre, surtout en hiver. Peu importe enfin que la population migre en masse vers le haut-pays dans une région ou les prix de l’immobilier flambent encore plus qu’ailleurs.
Ma phase de réflexion s’est arrêtée ici. Dans un milieu si politisé, un client est un électeur. Nous avions une arme pour défendre ce train. Et j’étais loin d’être tout seul !

Phase de rassemblement (2005)
Nous ne sommes pas seuls. Reste à le faire savoir. Avec quelques bonnes volontés, nous avons rassemblé suffisamment de documents pour créer un site. D’autres infos suivront. Le site CCCP est né. Pour les noms, j’ai toujours été un peu provo. Un nom, il faut qu’on s’en souvienne. Mais il n’y a aucune alternative droite-gauche dans cette affaire. On veut juste faire avancer les choses. Vite. Faire prendre conscience aux décideurs que cette ligne est vitale pour beaucoup. Que ce train peut être un investissement, économique et politique, très rentable. Qu’il peut devenir la fierté de la région, là où il est – aujourd’hui – la risée. Il y a plusieurs décennies de retard à combler, évidemment, cela a un coût. Mais sans comparaison avec une création de ligne, de train ou de tramway.
Pour nous faire entendre, il faut le faire savoir.
Pour nous écouter, il nous faut être nombreux. Très nombreux. Beaucoup de votants. Beaucoup d’électeurs. Que les décideurs soient politiques est une aubaine pour les clients de ce train, finalement.

Phase d'intégration (2006)
Le site a évolué. La Coordination a trouvé sa place parmi les défenseurs de ce train et de ses passagers, et joue à présent un rôle actif et complémentaire. Partie de pas grand chose en définitive, et rapidement, la Coordination est devenue un interlocuteur valable auprès des décideurs... Enfin, pour le moment, ils entendent, il faudra encore plus de visiteurs sur le site, qu'il ait un véritable poids médiatique pour qu'ils écoutent enfin. Une première étape a été franchie, celle de la reconnaissance. La seconde étape sera que la Coordination serve de levier aux autres Associations, par son rôle complémentaire de media militant.
Affaire à suivre, naturellement.

Phase de visualisation (2007)
Parallèlement à la médiatisation du site de la Coordination, celle-ci doit avoir une existence et un rôle à jouer dans le quotidien des passagers, ce qui implique sa nécessaire présence "hors internet".
Les actions concernant la CCCP en 2007 seront de deux ordres : Améliorer et amplifier son rôle interactif sur internet, afin de répondre plus finement aux besoins des passagers et amis de ce train; affirmer sa présence sur le terrain, afin d'amplifier sa reconnaissance, et par là même celle des Chemins de fer de Provence.
 
Coordination : William Waechter
Pourquoi défendre ce train ?

     *  UN CAS UNIQUE EN FRANCE

*      Cette ligne fait non seulement partie intégrante de l’image de la Provence, mais elle symbolise à elle seule l’unité provençale. Elle a d’ailleurs été conçue dans ce but : relier les trois départements français (Bouches du Rhône, Var, Alpes de Haute Provence) au Comté de Nice, « nouveau » département des Alpes Maritimes à la fin du XIXè Siècle. Une ligne partait de Nice vers Grasse, Draguignan, Meyrargues pour rejoindre la « grande » ligne d’Aix (ligne aujourd’hui disparue). L’autre ligne part de Nice pour rejoindre Digne.

*     Contrairement aux lignes d’intérêt « secondaire » qui ont pratiquement totalement disparu du paysage national, cette ligne a failli – aurait dû ? – être à écartement normal, donc du même gabarit et du même intérêt que la ligne Marseille-Nice (pour exemple). Seul le relief tourmenté des Alpes et le coût exorbitant pour l’époque en ont décidé autrement. Les ouvrages d’art (ponts, viaducs, tunnels) ont été pour la plupart conçus pour faire circuler des trains à écartement standard. C’est donc – par définition – une grande ligne.

*       Cette ligne n’a jamais appartenu à la SNCF. Elle est née provençale et le demeure. Elle est l’archétype et le symbole de la ligne régionale.

*     Elle pourrait avoir un intérêt économique majeur au XXIè siècle. Aujourd’hui, Nice est saturée par une circulation automobile étouffante et le département commence a subir un flux migratoire vers l’intérieur (les prix de l’immobilier ne permettent plus aux actifs de s’installer sur la côte). La seule « trouée » vers le nord facile d’accès est la vallée du Var, là justement où passe la ligne de Chemin de Fer. Les transports en commun ont de plus en plus la faveur du public, les coûts de l’automobile étant de plus en plus lourds. Pour les liaisons longue distance, cette ligne offre le plus court accès vers le nord du pays : Raccourcissement de la distance Nice-Grenoble de 220 km et Nice-Lyon de plus de 100 kilomètres par rapport à la ligne SNCF du littoral.

*     Elle est, enfin, d’un grand intérêt touristique dans une région fortement touristique. Elle rejoint Nice à Digne en traversant les Alpes du Sud dans des paysages grandioses. Les touristes viennent plus nombreux chercher « autre chose » que les plages surpeuplées dans notre région.

*       Cette ligne a donc un intérêt patrimonial, économique, touristique et culturel majeurs. Et pourtant…
 


*      UN DESINTERET VOLONTAIRE UNIQUE EN FRANCE

 

*       Son patrimoine est dilapidé. Pour exemple proprement hallucinant, la Gare du Sud, terminus historique de la ligne à Nice, a été coupée de son train (une nouvelle gare a été créée 400 mètres an amont), puis la Mairie de Nice voulait la raser. Or cette gare, monument historique de premier plan (elle a depuis été classée grâce à l’intervention directe de deux ministres successifs) a une architecture splendide et sa verrière a été construite par un certain Gustave Eiffel ! Imaginez la réaction des parisiens si la Mairie voulait raser la Tour Eiffel pour récupérer le terrain et en faire la mairie ? C’est pourtant ce qui aurait dû arriver à Nice, sans l’intervention de nombreuses Associations et de la population. Depuis, cette gare est à l’abandon. De nombreuses gares ont été rasées sur cette ligne, pour faire passer la route essentiellement.

*       Economiquement, tout a été fait pour faire crever ce train. Suppression des correspondances SNCF (à Digne - 1989), recul de la Gare et coupure avec les transports en commun (à Nice - 1992), suppression de la jonction avec l’arrière pays Grassois (1945) et le Var (1950)… Matériel roulant en sous-nombre, horaires inadaptés, haltes supprimées, limitation du réseau « urbain » à 24 kilomètres de Nice…

*       L’inexploitation touristique de la ligne est flagrante. Par absence de matériel adapté, les touristes sont transportés par autorails, certes climatisés (quand ça fonctionne…) mais fermés et sans sonorisation ou guide. Le transport des vélos est décourageant ou impossible, comme celui des bagages. Les « trains spéciaux » sont à peine mieux lotis. Les voitures sont inadaptées au tourisme ou dans un état lamentable. Le tourisme est seulement sauvé par l’exploitation par le GECP des trains à vapeur, mais ceux-ci ne s’aventurent pas à moins de cinquante kilomètres de Nice.

 *       L’intérêt dont pourraient bénéficier les provençaux d’avoir une ligne « à eux », exploitée localement, loin de la « grande » SNCF, est oublié de tous. Cette ligne ne fait même pas partie des TER, un comble !

 
*       Bref, une ligne de chemin de fer si particulière devrait être la fierté de la Provence : elle en est la honte.

 

William Waechter, le 2 mars 2005.
(mise à jour le 4 Août 2005)